# Plaquette commerciale : ce qu'on y met en 2026, et ce qu'on en retire

> Plaquette commerciale B2B : à quoi elle sert encore, plan en huit pages, rédaction, photos, format et impression, version PDF, mise à jour annuelle.

Publié le 29 octobre 2026 · par Clémence Aubry (https://www.agenceapocope.com/auteurs/clemence-aubry/) · rubrique : Création graphique & édition (https://www.agenceapocope.com/creation-graphique/)

URL canonique : https://www.agenceapocope.com/articles/plaquette-commerciale/
Site : Apocope, Le média de la communication d'entreprise — https://www.agenceapocope.com

## En résumé

- La plaquette commerciale sert à trois moments : le stand, le rendez-vous, l'envoi après contact. Elle doit se lire en deux minutes et se garder.
- Plan en huit pages : couverture, le problème du client, la réponse, les preuves, les références, les personnes, comment ça se passe, le contact.
- Elle parle du client d'abord : son problème, ses contraintes, puis la réponse de l'entreprise avec des chiffres.
- Format A4 ou 21 x 21, huit pages, papier 170 g, 300 à 500 exemplaires, mise à jour annuelle ; la version PDF se conçoit en même temps.

## Pourquoi elle existe encore

Sur un salon, un visiteur prend ce qui se prend. En rendez-vous, un acheteur garde ce qui se pose sur un bureau. Après un premier contact, un prescripteur transfère ce qui s'envoie en pièce jointe. La plaquette commerciale répond à ces trois moments, et un site web n'y répond pas. C'est sa seule raison d'être, et elle suffit.

Les plaquettes qui sortaient de l'agence Apocope pour Hutchinson, SPIE, les Fondeurs de France ou Syntec avaient un point commun que je retrouve dans les bonnes plaquettes d'aujourd'hui : elles commençaient par le client.

## Le plan en huit pages

Page 1, la couverture : le nom de l'entreprise, une phrase qui dit pour qui elle travaille et ce qu'elle résout (« Pièces d'usinage de précision pour l'aéronautique, livrées en quinze jours »), une image prise dans l'atelier. Pas de slogan.

Pages 2 et 3, le problème du client : ce que vivent les acheteurs et les responsables techniques auxquels on s'adresse, en trois paragraphes et trois chiffres. Délais, qualité, coût, réglementation, pénurie de compétences. Le lecteur doit se reconnaître avant la page 4.

Pages 4 et 5, la réponse : l'offre, en trois blocs, avec pour chacun un chiffre et un exemple. L'atelier intégré qui permet le délai de quinze jours ; le contrôle dimensionnel systématique et son taux de non-conformité ; le bureau d'études qui reprend les plans du client en 48 heures.

Page 6, les preuves et les références : les certifications, les clients citables avec leur accord, deux témoignages de trois lignes, les chiffres de l'entreprise (effectif, sites, chiffre d'affaires, ancienneté).

Page 7, les personnes et le déroulé : les visages des interlocuteurs commerciaux et techniques, et comment ça se passe de la demande à la livraison, en cinq étapes datées.

Page 8, le contact : adresse, téléphone, courriel, site, plan d'accès, et un espace pour la carte de visite du commercial.

## La rédaction

Des phrases courtes. Un chiffre par bloc. Le mot « client » plus souvent que le nom de l'entreprise. Pas de « leader », « expertise », « sur-mesure », « innovant » : des faits à la place. Un texte de plaquette tient en 600 à 900 mots pour huit pages ; le reste est de l'image et du blanc. On écrit la plaquette après les [éléments de langage](/articles/elements-de-langage/) et le [plan de communication](/articles/plan-de-communication/), pour qu'elle porte les mêmes messages que le site et les commerciaux.

## Les images

Des photos prises dans l'entreprise : l'atelier, les machines en fonctionnement, les gens en tenue de travail, les pièces. Une journée de photographe donne de quoi illustrer la plaquette, le site et les réseaux pour un an. Les photos de banque d'images (des mains qui se serrent, des gens en costume devant un ordinateur) disqualifient le reste.

## Le format

Un A4 à la française ou un 21 x 21 cm, huit pages, piqûre à cheval, papier couché 170 g pour l'intérieur et 250 ou 300 g pour la couverture, avec un vernis sélectif sur la couverture si le budget le permet. Le 21 x 21 se distingue sur un stand et se range moins bien ; l'A4 se classe avec les devis. Les deux se tiennent.

La version PDF se conçoit en même temps : les mêmes pages, en simple page (pas en double), 3 Mo au plus, avec les liens actifs vers le site et le courriel. C'est la version que les commerciaux envoient le soir d'un rendez-vous.

Pour les entreprises qui vendent à l'international, la plaquette existe en anglais, et dans la langue des marchés principaux, avec une maquette prévue pour des textes 10 à 30 % plus longs ; le pilier [Création graphique](/creation-graphique/) en donne les règles.

## La mise à jour

Une plaquette se périme en un an : un chiffre, une certification, un visage, un produit. On la relit chaque année avant le salon principal, on corrige, et on réimprime 100 à 200 exemplaires en numérique. Les exemplaires périmés sont jetés ; une plaquette qui annonce un délai qu'on ne tient plus coûte plus cher que son tirage.

## Les erreurs fréquentes

Commencer par l'histoire de l'entreprise. Vingt pages. Un catalogue de produits sans dire pour qui. Pas de chiffres. Des photos de banque d'images. Aucune personne nommée. Pas de contact direct, juste un « contact@ ». Un tirage de 5 000 exemplaires « pour avoir le prix ». Et la plaquette réalisée sans les commerciaux : ce sont eux qui la donnent, ils savent ce que les clients demandent en premier.

## Questions fréquentes

**La plaquette commerciale est-elle encore utile avec un site web ?**

Oui, pour les moments où le site n'est pas là : le stand, le rendez-vous chez le client, la remise à un prescripteur. Elle fait aussi ce qu'un site fait mal : présenter l'offre en deux minutes dans un ordre choisi. Le site et la plaquette portent les mêmes messages et les mêmes chiffres.

**Combien d'exemplaires imprimer ?**

Entre 300 et 500 pour une PME industrielle, soit la consommation d'un an de salons et de rendez-vous. Au-delà, la plaquette se périme avant d'être distribuée. Un tirage numérique permet de réimprimer 100 exemplaires à jour.

**Faut-il une plaquette par produit ?**

Une plaquette institutionnelle de huit pages, plus des fiches produit ou application de deux pages, insérées dans une chemise. La plaquette dit qui vous êtes et pour qui ; les fiches disent quoi et combien.

**Quel coût ?**

Pour une plaquette de huit pages, la création (rédaction, direction artistique, maquette) se situe entre 3 000 et 8 000 euros en agence selon la rédaction et les photos ; l'impression de 500 exemplaires sur papier couché 170 g, entre 400 et 900 euros. Les photos sur site ajoutent 800 à 2 000 euros pour une journée.
